Quand le musée tisse sa toile… petit entretien avec Solène Jelsch-Aziz

Pour les Journées Européennes du Patrimoine au Musée des Beaux-Arts les 17 et 18 septembre prochains, Solène Jelsch-Aziz et Bénédicte Gaulard joueront les maitresses de maison. Si la seconde connait les collections comme si elle les avait peintes elle-même, la première commence seulement à y apposer son empreinte… numérique.

LE MIRADOLE.- Cela fait plusieurs fois qu’on se croise au musée. Mais qu’est-ce que vous faites là?

SOLENE JELSCH-AZIZ.- Je suis en BTS tourisme en alternance au Musée des Beaux-Arts.

LE MIRADOLE.- Ça ne donne pas l’impression d’aller de pair?

SOLENE JELSCH-AZIZ.- Le tourisme, ça inclut aussi tous les sites patrimoniaux et on a une option patrimoine qui vient de s’ouvrir à Dole. Et ce n’est pas si éloigné que ça. Ça comprend la mise en valeur du patrimoine, tout ce qui est médiation culturelle, les commentaires, les visites, le fait d’attirer les touristes et les habitants aussi.

LE MIRADOLE.- Ce n’est pas un choix par défaut, alors?

SOLENE JELSCH-AZIZ.- Du tout. Dès que j’ai su qu’il y avait un poste en alternance, je me suis précipitée pour avoir un rendez-vous avec la conservatrice, Amélie Lavin.

LE MIRADOLE.- Avec quelle mission alors?

SOLENE JELSCH-AZIZ.- C’est Laurence Collombier qui gère mes missions.

LE MIRADOLE.- La responsable des services au public?

SOLENE JELSCH-AZIZ.- Oui, je m’occupe notamment de la création de visites pour les enfants. Il faut que ce soit animé et qu’ils se plongent dans l’univers du musée.

LE MIRADOLE.- C’est dans l’esprit des ateliers du mercredi et de ceux des vacances…

SOLENE JELSCH-AZIZ.- Exactement ! Et je mène aussi toute une recherche sur les stratégies numériques.

LE MIRADOLE.- En termes plus concrets, sans grands mots, ça veut dire quoi?

SOLENE JELSCH-AZIZ.- C’est une réflexion sur la mise en place d’outils numériques au service d’un but précis.

LE MIRADOLE.- Ce n’est toujours pas très clair pour moi…

SOLENE JELSCH-AZIZ.- Comme son nom l’indique, la stratégie numérique se développe sur la toile, Internet, les réseaux sociaux. C’est aujourd’hui le portail d’entrée de chaque institution. Il y a des musées qui mettent leur collection sur leur site Internet, des bases de données qui permettent au public de voir les oeuvres et les collections.

LE MIRADOLE.- Mais à Dole, on n’y est pas encore?

SOLENE JELSCH-AZIZ.- Non, mais le musée est sur Joconde et Videomuseum. Toutes les collections du musée sont numérisées pour qu’elles soient vues de tous les musées sur le plan national. Ça permet aussi au visiteur de voir les oeuvres qu’il peut trouver ici.

LE MIRADOLE.- Et sur les réseaux sociaux?

SOLENE JELSCH-AZIZ.- Le musée a une page Facebook qu’on alimente régulièrement.

LE MIRADOLE.- Et qu’est-ce qu’on y trouve?

SOLENE JELSCH-AZIZ.- Le programme des activités mais aussi des petites rubriques intéressantes sur des artistes de Dole ou de la Franche-Comté.

LE MIRADOLE.- Et qui s’en occupe?

SOLENE JELSCH-AZIZ.- Samuel Monnier, l’adjoint de la conservatrice, et Laurence Collombier.

LE MIRADOLE.- Et on en arrive aux Journées Européennes du Patrimoine des 17 et 18 septembre?

SOLENE JELSCH-AZIZ.- Le samedi, je vais donner une petite touche numérique de 10-15 minutes, un diaporama que je commenterai. J’expliquerai plus en détails ce qu’on vient d’évoquer avec les évolutions du web. Ça s’est fait très vite et il faut s’adapter. Grâce au web, il y a de plus en plus de moyens d’attirer du monde. Les outils numériques permettent de moderniser le musée qui a une image un peu poussiéreuse. Alors que ce n’est pas du tout le cas.

LE MIRADOLE.- Même pour le patrimoine?

SOLENE JELSCH-AZIZ.- Le patrimoine, c’est le coeur de ce que l’on fait et le numérique peut le mettre en valeur. Mieux qu’une visite classique, une visite numérique peut vous apporter beaucoup plus de choses qu’auparavant.

LE MIRADOLE.- Mais si on fait une visite virtuelle, les gens ne vont plus se déplacer?

SOLENE JELSCH-AZIZ.- Effectivement, c’est pourquoi les musées ne proposent pas des visites virtuelles de tout. Ça n’a aucun intérêt. Ils proposent par exemple une pièce intéressante qui va donner l’envie de venir après. Les gens viennent aussi au musée pour les collections, c’est pourquoi c’est important de les mettre en ligne.

LE MIRADOLE.- C’est donc là que le tourisme rejoint le patrimoine et les beaux-arts. A quelle heure est le rendez-vous?

SOLENE JELSCH-AZIZ.- Samedi à 14h30. La visite de Bénédicte Gaulard commence à 14h30 et j’interviens à la fin.

LE MIRADOLE.- Et donc, il faut compter une bonne heure.

SOLENE JELSCH-AZIZ.- Comment le savez-vous?

LE MIRADOLE.- Je me suis renseigné.

« Ce musée est votre musée ! » samedi 17 septembre et « Attention fragile ! »  dimanche 18 septembre, une opération séduction ludique pour les 5-12 ans avec à la clef le diplôme du parfait petit visiteur. Rdv 14h30. Remise des diplômes vers 16h00.