Essai de reconstitution d’une visite d’exposition (détail)

On attendait l’exposition de David à Courbet depuis un temps certain avec une certaine impatience (enfin pas plus que ça non plus!) et si le Miradole n’a pas eu à subir les assauts du syndrome de Stendhal, on a vibré à quelques reprises. Mais au lieu d’énumérer tout ce qui nous a émus, nous laisserons la place à d’autres voix que les nôtres au cours des semaines à venir en guise de piqûres de rappel pour aller voir cette expo. Notez dès à présent que Yohan Rimaud, commissaire d’expo et conservateur au musée des Beaux-Arts de Besançon auquel nous devons le prêt de ces toiles, reviendra dès le mercredi 26 octobre pour bien s’assurer qu’on n’a touché à rien. Au niveau de l’agencement, l’exposition est réussie: la salle A notamment, avec son accrochage très XIXème, est une curiosité pleine d’un charme désuet. On n’épiloguera pas plus sur l’ensemble sinon pour dire que les commissaires ont choisi de ne pas faire un best of. Pas de fil rouge non plus. Mais entre chronologie (de David à Courbet pardi!) et thématique, on s’y retrouve. En cadeau pour cette première chronique, un détail de Tobie rendant la vue à son père (ci-dessus) de JF Lancrenon que le cinéaste Tibo Pinsard a aussitôt rapproché des premières scènes de l’Empire contre-attaque. Voilà qui vous donne un tout petit aperçu de ce qui vous attend au musée des Beaux-Arts jusqu’au 19 février.