Short is really cool !

Il a fallu jouer des coudes au premier apérimusée de la nouvelle collection. Pas loin d’une centaine de pèlerins ont fait le déplacement pour entendre les paroles du prêcheur d’un soir, Yohan Rimaud en l’occurrence, l’un des commissaires de l’expo « De David à Courbet ». C’est indéniable, ce retour au classique plait au grand public. Microbiota, le fond Bel ou même Morgane Tchiember n’avaient pas fait l’unanimité, c’est le moins qu’on puisse dire. Mais le musée de Dole n’a-t-il pas vocation à assouplir les oeillères ? On en est persuadé à la rédaction du Miradole, même si on n’est pas les derniers à railler les dérives mercantiles et conceptuelles de l’art contemporain. Mais il faut se rendre à l’évidence : les maitres du passé attirent toujours les foules. Du coup, on fut en mal d’intimité pour l’apérimusée et le nombre d’auditeurs faisant rempart, quelques mauvais suiveurs en ont profité pour se faire la malle avant la fin de la visite. C’était là, l’autre point faible de ce premier rendez-vous. La longueur des commentaires savants a eu raison de l’attention des non-spécialistes. Bref, trop peuplé et trop détaillé, l’apérimusée nous a déçus. Il y a pourtant matière à un envol des laïus pour peu qu’on choisisse judicieusement quelques toiles sans répéter ce qu’on peut lire sur les cartels ou dans la presse. L’exhaustivité est l’ennemi du désir et l’apérimusée est une mise en bouche qui se déguste vite. Autant dire qu’on attend la visite ping pong du 9 novembre avec curiosité. De toute façon, à 19h30 pétantes, le Miradole prend le bus pour Famille Lambda à Salins.