François Pageaut à la pointe du Rotring

Ça fait soixante ans que François Pageaut dessine et la pointe de son Rotring trace sur le papier à une vitesse vertigineuse. L’artiste vous dessine une forêt en moins de temps qu’il ne vous en faut pour changer la cartouche de votre stylo. Dans la série de paysages qu’il propose à l’espace animation de la librairie Passerelle, la profondeur de champs nait de la perspective atmosphérique, cette technique chère à Turner, qui consiste à rendre le lointain brumeux et à préciser le plus proche. Encres aux couleurs délavées, aquarelle subtile et traits de Rotring incisifs définissent de grands espaces où le regard s’attarde et vagabonde. Le Miradole est ressorti bluffé de cette petite demi-heure avec François Pageaut et en rentrant à la rédaction, il n’a pu s’empêcher de graphouiller sans succès sur une feuille blanche. L’expo s’intitule « Arborsilvaque » (il suffit de savoir que le que final se prononce coué et correspond à la conjonction et pour comprendre ce latin-là) et c’est à la librairie Passerelle jusqu’au 31 décembre.

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