Kintsugi ou l’art de recoller les morceaux

Volontiers réactionnaire quand on parle mélange des genres sur le plan musical, le Miradole n’est pas vraiment porté sur la World Music. Nous ne sommes donc sans doute pas les mieux placés pour défendre le Kintsugi Trio. Prenez la guitare couinante de Serge Teyssot-Gay, ajoutez-y le violoncelle fougueux de Gaspar Claus. Là-dessus, faites chanter Nakushin Nishihara avant d’envoyer un coup de biwa et vous aurez une idée assez juste  de ce qui vous attend. C’est expérimental comme Teyssot-Gay aime le faire depuis plusieurs années maintenant, ça flirte avec la dissonance, le chaos et même le grand n’importe quoi, de temps en temps, et puis, par moments, la magie opère. On s’est même surpris à aimer quelques bribes des 11 minutes que dure l’extrait qu’on trouve sur le net. On ne va pas vous spoliez la fin mais le samouraï dont il est question dans la chanson japonaise, il finit pas spécialement heureux. Sinon pour les amateurs de sonorités qui sortent des sentiers battus, ce sera une soirée d’exception. En amuse-tympan:

http://sergeteyssot-gay.fr/bands/trio-kintsugi/

Kintsugi Trio, un concert des Scènes du Jura, la Fabrique, vendredi 25 novembre, 20h30, tarif bleu de 21 à 14 euros, tel: 03 84 86 03 03.