L’affaire « du coup »

L’une de nos collègues de la PQR portait l’autre jour à nos oreilles l’emploi abusif de « du coup ». Elle faisait aussi judicieusement remarquer que ce n’est point « du coup » en lui-même qui fait problème que son emploi abusif. Ça fait deux fois que j’emploie emploi abusif, du coup je me répète. En fait, ce n’est pas tout à fait justifié. « Du coup » est censé introduire une conséquence découlant d’une cause inattendue, présentée comme une alternative. Par exemple : Mon épouse me séquestre dans le congélateur, du coup nous ne pourrons pas faire l’amour avant le dîner. Mais en fait, « du coup, c’est comme en fait, tout le monde s’en fout et en fout partout. « Du coup » est devenu le « putain’con » d’aujourd’hui, une virgule orale qui du coup perd de sa signification. Qu’on nous permette donc d’en donner quelques synonymes afin de varier les plaisirs: et donc, par conséquent, ainsi, alors, en conséquence, c’est pourquoi, de sorte que, conséquemment, de ce fait, si bien que, à tel point que, de telle manière que, comme ça, l’emploi abusif de « du coup » sera taclé par ses synonymes. Taclé? Oh, ça, c’est une autre histoire. Vous reprendrez bien un doigt de vodka…