Pousse-toi de là que je m’y mette !

Ça vient de tomber sur les réseaux sociaux:

La municipalité – le maire Jean-Baptiste Gagnoux et son adjoint à la culture Jean-Philippe Lefèvre – et les représentants de la MJC ont fait le point sur l’avenir de la structure. En raison de l’aménagement du complexe aquatique et sportif, elle sera amenée à quitter son siège de la place Barberousse en avril 2018.

L’équipe de la MJC va déménager dans de nouveaux locaux ; ceux-ci seront aménagés rue Sombardier dans l’ancien magasin Lidl. La livraison des travaux est prévue pour le 27 avril. Il s’agit d’une installation temporaire. En effet, dans quelques années, la MJC pourrait revenir place Barberousse en intégrant l’ancienne école Bellevue après le départ de la crèche Le Petit Prince vers la future Maison de l’enfance, cours Clemenceau.

Quant à l’activité cinéma du studio, elle se poursuivra au sein des Tanneurs puis dans le multiplex qui devrait ouvrir ses portes en 2019. Une convention a été signée entre la Ville, la MJC et l’exploitant Cap’Cinéma (récemment repris par le groupe CGR) afin que l’association prenne en charge l’ensemble du volet « art et essai » (programmation, animations, soirées spéciales) et continue ses actions auprès du jeune public. Les cinéphiles devraient même disposer d’un nombre de séances plus importantes.

En dehors d’un S égaré entre essai et années et d’un E en trop à multiplex (on a rectifié), nous avons souligné les conditionnels, seuls bémols à des propositions qu’on ne peut aujourd’hui qu’accepter mais qui sembleraient en l’état acceptables. La rue Sombardier est certes un peu paumée mais il y a de quoi se garer autour du bâtiment: c’est déjà ça parce qu’on sera tout de même tenté d’y aller en voiture, quoiqu’à vélo, c’est tout aussi jouable. Et la superficie au sol du bâtiment n’est pas négligeable. Tout dépendra de la qualité de l’aménagement ensuite. Et cette relocalisation derrière la caserne à gendarmes est une invitation au dialogue avec la Grande Muette pour nos jeunes qui se cherchent un espoir. L’ennui, c’est que l’éloignement du siège de la MJC et de l’écran du Studio-Tanneurs ne favorisera pas la fréquentation réciproque des structures et l’organisation des soirées spéciales. Faut simplement espérer que les locaux du multiplex offriront un bureau à notre projectionniste préférée qui risque bien de se retrouver entre les popcorns et la caisse dans les Tanneurs actuels. Mais on est mauvaise langue. Tous ses animateurs sont jeunes et dynamiques, et les quelques kilomètres qui séparent les deux centres nerveux ne sont rien pour ces jeunes loups de l’animation culturelle.

Sur le plan cinéma toujours, si on comprend bien, la MJC reprendra l’ensemble du volet « art et essai », CGR se contentant d’engranger les recettes des blockbusters américains et des long-métrages commerciaux français. C’est gentil de leur part. C’est aussi marrant de voir que le terme cinéphile est réservé aux spectateurs « art et essai » comme si les autres n’en étaient pas. Pas sûr que notre ami Dany apprécie forcément la distinction. Reste ce conditionnel sur le nombre de séances qui demandera à être éclairci mais à qui, pour l’instant, nous octroyons le bénéfice du doute favorable.

En conclusion, c’est pas top mais a-t-on le choix? A côté de ce palace aquatique javellisé où je ne tremperai jamais les pieds qu’on va nous servir pour plus de 30 plaques, c’est assez maigrichon comme plan: une maison de quartier avec parking et quelques séances de vrai cinéma dans un océan de films à faire du fric. Heureusement que la taxe d'habitation va être supprimée et qu'on se payera nous même l'hôpital et la maison de retraite.