Louons donc la Villa de Guédiguian

On a un peu de mal au Miradole  à reprendre le  rythme en ce début d’année. Juste un mot donc sur le dernier Guédiguian, Robert de son prénom. Hé bien… hé bien… nous qui avons vécu au bord de la Méditerranée, on a retrouvé avec bonheur l’ambiance hors saison, et aussi la bande… Daroussin est grandiose avec des répliques de légende. On s’est laissé prendre par l’histoire, sans doute pour des raisons personnelles qui laisseront certains spectateurs de marbre, surtout s’ils ne sont pas carrément humanistes. C’est nostalgique, plein de bon sentiments mais sans excès non plus, ça parle de migrants, de blessures de l’âme, de vague à l’âge et de la mort, mais aussi du renouvellement des générations, de l’espoir déçu d’un monde différent et de la vie en général, belle et implacable, ça brasse plein de choses et ça en remuera peut-être pas mal chez certains d’entre vous. Demain lundi à 15h00 au Studio mais aussi à mardi 9 juin à 18h30. En voyant cette salle de ciné que des élus sans bagage cinématographique n’ont jamais fréquenté, je me suis dit que le monde de Guédiguian s’en allait lui aussi: les acteurs avaient l’âge du public pourtant nombreux pour une séance de dimanche soir. Ainsi va la vie que nous réserve l’affairisme sans âme de décideurs sans culture. Nous saluons pourtant l’énergie de la projectionniste qui  entame un nouveau cycle de ciné-club avec Henri-Georges Clouzot. L’Assassin habite au 21 le mercredi 10, mais on se réservera pour le mercredi 17 avec la conférence à 19h00 par Noël Herpe sur « Le Mystère Clouzot » et surtout pour le film qui suivra:   La Vérité avec Bardot, Sami Frey et Paul Meurisse. On a très envie de voir le film au Miradole et le conférencier est une pointure parisienne. On vous en reparlera car il serait bon de faire bonne figure sur le Titanic.