Cirque, poésie et chapiteau circonflexe

Le Printemps des Poètes a pour mot d’ordre national: l’ardeur. La Ministre de la Culture s’est-elle fait souffler le thème par Nabokov, l’auteur d’Ada, sous-titré l’ardeur? A-t-on enfin décidé de mettre un peu de brutalité dans ce monde de poètes? Toujours est-il que c’est avec une ardeur quasi fiévreuse que se présente la chose à Dole. L’Enjoliveur va lancer sa grand-tente sur le cours Saint-Mauris, il y fera son cirque « certes! » bien évidemment, mais le Kikiristan viendra aussi y annoncer le programme des fêtes de Pentecôte, Comédia dol’arté y murmurera à l’oreille des âmes, les Jongleurs joueront du Tardieu (ce n’est pas leur répertoire et c’est notable!), Sentiers en Poésie tracera la piste… A ce propos, le Miradole a croisé Jane Perrin qui se remet doucement d’une mauvaise chute de trapèze volant. Ça déclamera au marché couvert sous le nom de Nicolas 1er, des arbres à poèmes vont pousser dans les médiathèques, un certain Paul Rambert, décédé il y a plusieurs années, hantera le project d’un trio bisontin qui lui rend jazzistiquement hommage,  et puis, et puis, ce n’est plus un secret pour Bergson, Dole aura dès septembre une école du rire… euh… du cirque! On pourra rencontrer dès le 28 février sous la toile la compagnie L’Attribudu et la compagnie Quoi, enfin, c’est les mêmes! La société du spectacle est en marche, emboitons-lui le pas… ou pas. Relisons Nabokov et ou plongeons-nous dans Tardieu. Voici le dialogue poétique s’il en est qu’Isabelle Voutquenne et Pascal Vaubourgeix offriront lors de la soirée spéciale du 17 mars. Le Miradole sacrera le Printemps des Poètes à sa manière en ligne.

Et si vous avez un peu de temps devant vous, relisez un Mot pour un Autre. C’est hilarant