Allons réveiller Nounours qui dort!

Bon, il faut avoir les oreilles bien accrochées pour écouter « Waking The Sleeping Bear »!, LE groupe de neo metal qui se distingue à Dole. L’interview est assez longue alors, on vous file les lien avants des coups que vous n’iriez pas jusqu’au bout.

Deux titres sur youtube: Immobiles et Drapeau Rouge  Les paroles sont sous les vidéos. Et pour participer au financement de Jungle Urbaine

Voilà allez hop hop hop!

LE MIRADOLE.- Comment « réveiller l’ours qui dort » s’est-il formé?

ADRIEN PATE.- C’est vieux parce qu’au départ, on s’appelait Décibels et on s’est formé au lycée, et donc aujourd’hui, je vais sur mes 23 ans. Je devais être en première. C’était un groupe de rock de reprises à la base: au départ, y avait Noir désir, après on est parti sur du ACDC, on a fait du Rage Against the Machine…

LE MIRADOLE.- Ah, ben là, je comprends mieux!

ADRIEN PATE.- On s’est pas mal déporté de ce qu’on faisait à la base. Comme tous les gosses de lycée, on a commencé par des reprises de rock et puis après, on s’est plus affirmé…

LE MIRADOLE.- Comme tous les gosses de lycée…de Dole!

ADRIEN PATE.- Oui, c’est vrai.

LE MIRADOLE.- Et donc, quand est-ce que vous arrivez à la formation actuelle?

ADRIEN PATE.- Du début, il y en reste encore trois. Au tout début du groupe, je  n‘étais pas dedans. Je l’ai intégré par la suite. Du tout début, il y a encore le batteur et le bassiste qui sont toujours là. Arthur Galtier et Simon Bellot. Par-contre, à la guitare, c’est là qu’il y a eu le plus de changements puisqu’au départ on avait deux guitaristes. on a changé de nom pour s’appeler Waking The Sleeping Bear au moment où le premier guitariste est parti. Après on a continuer avec Maxime Guillaume avec qui on est encore en bonne relation mais qui est parti pour le travail dans le centre de la France. Et pour notre formation actuelle, on a recruté Edwyn Blanc qui est un fameux bourlingueur des 15 000 groupes de Dole. on va dire qu’il a roulé sa bosse pendant pas mal de temps dans pas mal de groupes du coin. A une époque, il avait même 5 ou 6 groupes en même temps et maintenant on est devenu son projet principal même s’il aime bien encore avoir des projets à droite ou à gauche.

LE MIRADOLE.- D’après ce que je me suis laissé dire par une source… disons… fiable, Arthur a aussi autre chose…

ADRIEN PATE.- Arthur et Simon ont aussi un groupe de ska qui s’appelle Poulpes et Skalamars

LE MIRADOLE.- Ah oui, avec l’inoubliable choriste dont le nom m’échappe…

ADRIEN PATE.- C’est ça!

LE MIRADOLE.- Et toi? On se dit tu comme ça j’aurais l’air moins vieux…

ADRIEN PATE.- Moi, j’ai rien d’officiel. je fais un peu de rap.

LE MIRADOLE.- Ça te permet de bosser seul du coup…

ADRIEN PATE.- C’est des choses que je croise avec le groupe en fait. C’est des domaines qui s’entrecroisent. Mes expériences de rap, je les amène dans mes expériences d’écriture dans le groupe. Et eux, leurs expériences dans le ska, il les amènent aussi.

LE MIRADOLE.- Quand tu annonces le style du groupe sur la petite vidéo sur Ulule, il y a 50 000 mots. Tu peux me les répéter?

ADRIEN PATE.- C’est un running gag qu’on entretient. A chaque fois qu’on nous demande notre genre, on balance plein de conneries. C’est dur à classer. Nous, on se classerait dans ce qui s’appelle le neo metal , mais étant donné qu’à une époque on aimait rajouter des élément de reggae, d’électro et puis que moi, je fais du rap… on aime bien dire tout et n’importe quoi et rajouter une liste interminable de qualificatifs. Mais on va dire que neo metal, ça colle! A une époque, on disait qu’on faisait du n’importe core aussi…

LE MIRADOLE.- Ah ah ah ah ah! et d’où est venu le nom du groupe?

ADRIEN PATE.- Euh..

LE MIRADOLE.- C’est un peu à rallonge et j’arrive jamais à le retenir…

ADRIEN PATE.- C’est un peu fait exprès en fait. A la base, l’intention, c’était de secouer les gens. On dit, il faut un truc qui évoque ça! qui réveille et le waking est venu comme ça et après on voulait une idée de force tranquille, de solide, qui peut être peinard parce qu’on est aussi capable d’être peinard des fois

LE MIRADOLE.- Oui, bon je vous ai écoutés avant de venir et j’ai encore les tympans explosés.

ADRIEN PATE.- L’idée, c’est d’avoir ces deux trucs-là. Et puis, le nom à rallonge, ça vient aussi d’un groupe que moi et Arthur, on aime bien c’est Iwrestledabearonce tout attaché, c’est encore pire. Eux, ils ont vraiment joué sur ce délire de nom imprononçable.

LE MIRADOLE.- D’ailleurs, ils méritent d’être tous attachés!

ADRIEN PATE.- C’était notre idée au départ de tout attacher.

LE MIRADOLE.- Le titre est en anglais mais est-ce que tu chantes en anglais?

ADRIEN PATE.- Non, on ne chante pas en anglais. C’est assez paradoxal. Peut-être qu’avec le recul si on devait renommer le groupe, peut-être qu’on se se dirigerait vers un nom en anglais, je ne sais pas… mais aujourd’hui les gens nous connaissent tous sous ce nom, alors, on ne va pas…

LE MIRADOLE.- Tu écris tes textes et ce sont donc des compos? Et quelque part j’ai lu jeunes rebelles mais comme j’ai pas compris les textes, tu peux m’expliquer?

ADRIEN PATE.- Sur le EP, il y aura les paroles et elles sont trouvables sur Internet sur les vidéo Youtube en descendant sous l’image. je mets toujours un point d’honneur à ce que les paroles soient accessibles parce j’essaie de donner à sens à ce que je chante… c’est important.

LE MIRADOLE.- Je vois Drapeau Rouge comme titre. Y a un côté rebelle donc?

ADRIEN PATE.- Ouais, c’est assumé.

LE MIRADOLE.- Quels sont tes thèmes alors?

ADRIEN PATE.- Tout. Ça va de la grogne sociale à quelque chose de plus générique sur ce qui va pas. J’aime bien pointer les problèmes du doigt parce que je sais que c’est les textes qui vont percuter les gens en fait. J’aime bien l’idée d’avoir un phrasé un peu percutant, de dire les mots qui piquent, un truc un peu incisif, un peu acide. c’est pas placé politiquement, je cherche pas vraiment à tout de suite donner un ton, à vouloir orienter les gens à droite, à gauche, au milieu, je m’en fous…

LE MIRADOLE.- Tu racoles pas?

ADRIEN PATE.- C’est ça. C’est pas du racolage. C’est plus: regardez! Y a ça qui va pas! Sortez-vous les doigts! Y a pas de politique, c’est de l’incisif, quoi!

LE MIRADOLE.- C’est comme ce groupe avec un nom de faillots… ou de légumes qui chantent Californication… les… Red Hot Chili Peppers… ils dénoncent des trucs…

ADRIEN PATE.- Voilà,  c’est plus cette idée-là, ça interpelle.

LE MIRADOLE.- Et y a de quoi faire en ce moment? Ça t’inspire tout ce qui se passe?

ADRIEN PATE.- Ah bah, là, niveau matière, on est servi.

LE MIRADOLE.- Pour en revenir au EP, il vous manquait du solide. Vous avez des vidéos, des choses en virtuel…

ADRIEN PATE.- C’est ça, on n’avait pas de CD. Tous les morceaux qu’on va enregistrer, ce sont des morceaux qui ont pour la plupart plus d’un an. C’est le moment de marquer un point d’honneur d’exister en tant que groupe et de dire qu’on a un CD et qu’on a fait ça.

LE MIRADOLE.- Un groupe sans CD, c’est comme une brebis dans un pogo, n’est-ce pas?

ADRIEN PATE.- C’est ça, quand on dit qu’on a un groupe, les gens nous disent: « Ah, ouais mais t’as fait quoi? » Quand tu montres un clip sur Youtube, les gens disent que c’est sympa mais les gens demandent un CD. Et ça faisait plusieurs fois que les gens après les concerts nous disaient: « Vous avez des trucs à vendre? » Moi, les CD, je les collectionne, alors du coup, d’est de la matière qui me touche, j’ai besoin d’avoir cette matérialité, ce truc à toucher. Et je trouve que c’était le moment de marquer un tournant. le groupe existe depuis plus de cinq ans maintenant et ce serait bien qu’on fasse un truc.

LE MIRADOLE.- Et donc, vous avez lancé le projet Ulule quand? Bonjour, moi, je vais prendre un diabolo citror!

LE SERVEUR.- Citron?

LE MIRADOLE.- Oui, ça ira pour cette fois!

ADRIEN PATE.- Et moi, je vais prendre une blanche citron! Mais pas rondelle! Plutôt du sirop…

LE MIRADOLE.- Et donc ça a germé, y a quelques mois?

ADRIEN PATE.- Je dirais… un an. On avait dit qu’en 2018, on ferait l’EP. Avec les moyens du bord. Bon, là, on a fait cette campagne pour nous aider à le financer. Ça va aussi nous permettre de tourner la page et de démarcher les scènes et les festivals, les webzines et la presse, toutes ces choses-là qu’on n’avait pas vraiment de légitimité à contacter avant.

LE MIRADOLE.- Vous avez été surpris: ça a quand même été hyper rapide?

ADRIEN PATE.- Ça a été incroyable. Ça fait un peu plus d’une semaine (Note de Le Miradole: on est le mercredi 18 avril) et c’est toujours pas bloqué. Le principe de Ulule, c’est que tant qu’il y a du temps, on peut monter, et il reste plus d’un mois. On avait prévu 45 jours.

LE MIRADOLE.- Mais il n’y a que 34 contributeurs?

ADRIEN PATE.- Ce qui fait une moyenne très élevée de presque 80 euros par personne.

LE MIRADOLE.- Vous attribuez ça à quoi? Votre notoriété? Ou vous jouez pour un public blindé?

ADRIEN PATE.- Non, on a joué à Rockalissimo mais c’était une de nos plus grosse scène. Je pense que c’est pas une question de notoriété. C’est juste une question que dans cette musique, les fans sont quand même assez engagés. Ils n’hésitent pas à s’investir, financièrement, matériellement et en personne. Et sur Dole, il n’y a pas beaucoup de groupes de ce genre-là qui arrivent à se faufiler la tête hors de l’eau, on va dire! Et on pense que les gens qui nous suivent le font avec ferveur, et c’est déjà pas mal, même si pour le moment, ils ne sont pas très nombreux. Ça fait toujours plaisir. Vaut mieux peu qui suivent bien que plein qui suivent peu.

LE MIRADOLE.- Du coup, vous prévoyez d’enregistrer où?

ADRIEN PATE.- On va bosser avec Cactus Studio qui travaille à Champagnole. C’est un peu un ours qui travaille dans son studio tout en bois, perdu au milieu des vieilles pierres de la ville. Son travail colle avec ce qu’on fait. C’était déjà lui qui avait mixé et masteurisé les deux titres qu’on a en clip sur Youtube, la seule différence étant qu’on les avait enregistré nous même avec nos propres moyens et lui, il avait vraiment sauvé le son parce que c’était vraiment pas top. Il fait vraiment un travail de fou et là, on s’est dit, on va tout faire chez lui, on va enregistré chez lui avec ses méthodes. On sait qu’il travaille bien, il a ses petits tips et ça nous fait plaisir de bosser avec lui. On sait que pour ce genre de musique, il est vraiment bon, il l’a déjà prouvé.

LE MIRADOLE.- C’est prévu quand?

ADRIEN PATE.- On rentre en studio début mai, du 8 au 13, on prend trois jours pour les instruments et moi, je fais mes parties de chant la semaine suivante.

LE MIRADOLE.- « Jungle Urbaine », ce sera un sept titres?

ADRIEN PATE.- Oui, c’est ça. En fait, on a cinq titres, une intro et une outro. Et les deux titres qui sont déjà sur Youtube, on va les presser en bonus sur l’album.

LE MIRADOLE.- Ça représente combien de % de votre production?

ADRIEN PATE.- Un bon 50%, je pense. Après, on a d’autres titres en chantier… et des vieux qu’on ne joue plus parce qu’on en est plus très satisfait. Mais va avoir une bonne idée de ce qu’on fait, de ce qu’on faisait et de la direction dans laquelle on veut aller aussi. je pense qu’on va tenir ce cap, peut-être en diversifiant aussi, on a éventuellement des titres orientés beaucoup plus rap qu’on aimerait sortir en single, histoire de montrer aux gens qu’on a d’autres cordes à notre arc. Pour l’électro, par exemple, ça fait des années que l’ordinateur est un membre du groupe à part entière.

LE MIRADOLE.- Mais ça ne se voit pas forcément sur vos clips!

ADRIEN PATE.- On ne le voit pas mais il y a toujours eu un ordinateur derrière nous. Le batteur joue aux clics sur une piste électronique et on a toujours cette espèce de nappe électro qui fait taper du pied.

LE MIRADOLE.- On est donc loin du vieux hard rock.

ADRIEN PATE.- Oui, c’est vraiment plus tout ce qui est néo metal des années 90. Mass Hysteria, Pleymo, qui avaient déjà lancé le truc avec des samples et des DJ. Nous, on a grandi avec ça, alors forcément on se construit là-dessus en essayant d’aller plus loin. on a quand même notre bagage, quoi!

LE MIRADOLE.- Pas de concept particulier dans cet album donc?

ADRIEN PATE.- C’est un condensé de tout ce qu’on avait à dire pendant toutes ces années. On a quand même essayé de mettre un fil rouge: l’intro raconte un petit truc et l’outro répond à l’intro, on monte sur un thème musical avec un phrasé rap et les guitares qui se taisent un peu et la sortie de l’album lui ressemble en fait. C’est pour que ça puisse faire une boucle.

LE MIRADOLE.- Houla! Mais vous rentrez en studio bien armés, alors?

ADRIEN PATE.- Ouais, on préfère. C’était un pas qu’on a mis longtemps à sauter. On va y aller et on va faire les choses bien. On va se pousser au cul, histoire aussi de montrer qu’on le mérite cet argent parce que les gent nous en ont quand même donné

LE MIRADOLE.- Qui se charge du design?

ADRIEN PATE.- C’est moi qui fais tout. Je suis aux beaux-Arts à Besançon et en première année de master en communication visuelle. Donc tout ce qui est visuel, je gère, et c’est d’ailleurs une économie parce que la plupart des groupes se retrouvent à faire des demandes pour pouvoir réaliser leur clip. Et ça, c’est tous les trucs qu’on aime faire nous mêmes. J’aime bien avoir le contrôle sur ces choses-là! La pochette est quasiment prête et on devrait la dévoiler très prochainement sur Facebook  pour que les gens voient qu’il y a de la matière.

LE MIRADOLE.- Et après la sortie?

ADRIEN PATE.- On va envoyer la maquette à tous ceux que ça pourrait intéresser. Essayer de trouver des concerts pour la saison 2018-2019.

LE MIRADOLE.- Du coup, le CD va vous servir de maquette.

ADRIEN PATE.- On est pas dupe. On sait que la vente en tant que tel ne sera pas facile. On attends plus du live: que les gens qui ne nous connaissent pas viennent nous voir et achètent le CD au stand de merchandising. parce que jusqu’à présent, on jouait, on se cassait, puis les gens disaient: c’est qui ceux-là? On n’a pas retenu leur nom… On a rien compris… 

LE MIRADOLE.- Articule donc…

ADRIEN PATE.- C’est pas facile. J’essaie d’a-mé-li-o-rer la dic-ti-on.

LE MIRADOLE.- Des concerts prévus du coup?

ADRIEN PATE.- On a deux festivals de prévu. Le 11 mai, c’est le Lac en Zik, un festival près de Vesoul. Sinon le 30 juin, on joue vers Saint-Jean-de-Losne au BDM live. Pour le moment, c’est nos seuls concerts parce qu’on a chacun un programme perso assez chargé cet été. Mais on va s’organiser et aussi chercher pour la rentrée. C’est aussi à ça que va servir l’EP.

LE MIRADOLE.- Quel est le secret de ta voix? Moi, j’essaie depuis longtemps de faire peur à mes proches et de terroriser mes apprentis et j’y arrive pas. Comment on fait pour ne pas avoir la voix totalement éraillée quand on a gueulé un bon coup?

ADRIEN PATE.- Beaucoup de gens me demandent ça mais c’est pas si difficile.

LE MIRADOLE.- Ça donne cette impression en tous cas.

ADRIEN PATE.- Le cri, c’est pas le plus dur. c’est plutôt l’entrée en matière. Aujourd’hui, je travaille beaucoup plus mon chant clair, ma voix chantée que ma voix criée. Ma voix crée, c’est des exercices de souffle tout bêtement, une façon d’ouvrir la gorge et une fois qu’on la maitrise, c’est pas…

LE MIRADOLE.- Bon, en tous cas, c’est efficace.

ADRIEN PATE.- J’aime à penser que mes textes doivent être efficaces même s’ils sont parlés.

LE MIRADOLE.- Et justement, au niveau des textes, ça se passe comment avec tes collègues?

ADRIEN PATE.- Globalement, ils me font confiance. C’est  ça qui est confortable dans ce groupe, c’est que j’ai une liberté assez totale quat à l’écriture parce qu’ils savent que de toute façon, ce sera toujours plus ou moins dans leur veine et si une phrase les fait tiquer, ils vont me dire: tiens, c’est bizarre, celle-là, est-ce que tu peux pas changer ça. On s’accorde. on change trois mots et on est d’accord. Mais globalement , j’ai jamais eu de retour négatif. Ils mont toujours dit: fais ce que tu veux! On se fait tous globalement confiance sur nos parties.

LE MIRADOLE.- Vous composez comment?

ADRIEN PATE.- On a un local de répet’ sur Dole, loué par notre association Adamantium. On applique pas mal la technique du boeuf. Certains on déjà trouvé des petits riffs à l’avance. Moi, j’ai déjà trouvé des bribes de texte, des idées, des machins. Mais, en répet’, on commence à faire tourner des trucs et on dit: ça c’est pas bien, on change et à un moment donné, on s’accorde sur un truc et on dit: ah, ça envoie! On le fait tourner, on le fait tourner. On se demande: ça pourrait suivre avec quoi? On construit le morceau ensemble. C’est vraiment collectif. De toute façon, s’il vraiment un truc qui nous dérange, on est assez en symbiose et il n’y jamais un truc que l’un va adore et que l’autre va trouver pourri. Souvent on est tous d’accord pour dire que c’est nul ou pour dire que ça envoie.

LE MIRADOLE.- Les morceaux sont assez longs, non?

ADRIEN PATE.- On a des morceaux assez courts.

LE MIRADOLE.- Les deux vidéos dépassent cinq minutes et je souffre d’hyperactivisme.

ADRIEN PATE.- On aime bien travailler les intros, les entrées en matière, les transitions.

LE MIRADOLE.- Elles sont assez mélodiques d’ailleurs.

ADRIEN PATE.- Ça prend du temps mais après, on a quelques morceaux plus efficaces. Jungle urbaine, le premier titre de l’album, il doit pas faire beaucoup plus de trois minutes. On n’a pas non plus de morceaux vraiment très courts, pas de morceaux vraiment kepons, 1 minutes 30, 2 minutes… Ah, si on en a un mais il ne sera pas sous le CD. C’est aussi une autre façon de composer. Peut-être qu’un jour, on s’y collera et on se dire: celle-là, c’est 1 minute 20 de gros bordel et on l’envoie comme ça. Je ne suis fermé à rien, y a pas de contrainte de format.

LE MIRADOLE.- Bon, nous non plus mais là on va lâcher le morceau parce qu’il va falloir tout retranscrire et j’ai donné son week-end au domestique. Merci…