« Une année polaire », chaudement recommandé!

Le Miradole était au premier rendez-vous avec un réalisateur organisé par la MJC depuis feu le Studio. Marianne Geslin, notre programmatrice préférée, n’en menait pas large à 19h42 mercredi soir. On ne se bousculait pas au portillon pour « Une année polaire » du pourtant bisontin Samuel Collardey, lui-même pas encore là parce que, figurez-vous, qu’il a déjà vu son film plusieurs fois. Et pourtant le petit miracle a eu lieu et les Tanneurs ont dû ouvrir deux caisses pour contenir la foule des habitués des grands soirs. Au total, 168 cinéphiles à fourrure épaisse ont pris leur billet et franchement, c’était un plaisir de se retrouver. La salle 2 est plutôt agréable et assez grande. Et le projectionniste nous a même confié qu’il n’y avait pas trop de marches pour y accéder au cas où le public ne serait pas de première main: art et décès non merci! Mais la salle était tellement blindée qu’on a crevé de chaud malgré le froid polaire qui régnait sur la pellicule. Cela dit, Samuel Collardey réalise une fois de plus un film sensationnel. On avait beaucoup aimé Tempête, et là, en terre inuite, il signe un long-métrage hors-norme, avec des acteurs non-pros comme c’est son habitude. Samuel nous a même raconté que l’instit n’avait pas vraiment eu le choix: tourner dans son film était la condition signée canon au poste qu’il prenait dans ce bled dont il est impossible de retenir le nom. Le pays est beau. Le drone filme sans chercher à en faire des caisses. Les personnages bien campés et attachants. C’est du social, sans gorge nouée, mais au coeur de l’humain quand il est en osmose avec un environnement impitoyable mais pas hostile: les Inuits composent avec leur terre. Dommage que les Danois leur aient fait découvrir la bière, les chips et la religion réformée. Très bon film donc qui sera programmé la semaine du 20 juin. Sinon, petit coup de chapeau amical à l’équipe des Tanneurs vraiment accueillante et félicitations à Marianne pour ce vélo jaune à sacoches que plus vintage tu meurs ! et qui lui permet de rejoindre le 9 rue Sombardier qui est… qui est… qui est… la nouvelle adresse de la MJC. On reconnait ceux qui suivent!